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Trouver son rythme



Dans mon dernier post, je vous parlais des trucs et astuces de l'été pour rester en forme.

Pour être honnête, j'ai réussi à garder les siestes et boire de l'eau au quotidien.


Pour bien comprendre, il faut garder à l'esprit que l'été (comme la saison d'hiver) est une grosse période de travail pour moi. Au moment où j'écris ces lignes, la saison d'été touche à sa fin et je peux commencer à envisager des vacances.

Résultat des courses, l'été, je suis en décalage avec les articles sur la détente, prendre du temps, profiter du soleil, entretenir son bronzage... Mon rythme de travail me convient très bien, je travaille au rythme des saisons depuis bientôt 15 ans.

Par contre, on a tous des contradictions et une des miennes réside dans le fait que chaque été, je crois que je vais pouvoir profiter de l'été en plus du travail.

Ne nous leurrons pas : entre une journée de travail, prendre le temps de recharger les batteries, de dormir, de lire un peu, de faire la sieste et à manger... il ne reste plus beaucoup de temps pour "profiter de l'été".

Certes, j'essaie de prendre un jour de congés par semaine (souvent du samedi midi au dimanche vers 17h, moment où, en été dans les lieux touristiques, il y a les présentations des activités) mais dans la réalité, 24h répartie sur 2 jours, ça n'est pas une vraie coupure, souvent, il faut aller faire des courses, s'occuper de ce qu'on a pas eu le temps de faire pendant la semaine, on fait un repas tranquille et on traîne un peu aussi parce qu'en fait on est quand même un peu fatigué.e

Je n'ai pas besoin de vous faire un dessin, vous connaissez ce rythme, c'est le rythme boulot.


Sauf que l'été, comme tout le monde, moi aussi, je suis influencée par ces articles qui disent "c'est chouette, il fait beau, blablabla, le sport, blablabla, le capital soleil, blablabla la déconnexion..." Moi aussi, j'aspire à profiter de vivre en montagne, randonner, aller nager, faire de l'escalade, faire des piques niques et des barbecues entre ami.e.s.


Cette année, j'avais plein de projets pour mon été. J'avais commencé par mettre en place un vrai planning de travail : premier massage à 10h (confort!) pause de 1 heure pour manger (classe) et fini journée à 19h30. Sauf que le fini journée, c'est quand la dernière personne s'en va. Il me reste le nettoyage pour le lendemain, les lessives de draps de massage, la compta, envoyer le SMS de confirmation à toutes les personnes du lendemain, rappeler ceux qui m'ont laissé un message dans l'après-midi, mettre à jour le planning.

Cette liste (quasi exhaustive) est normale, elle devient une routine assez simple, mais elle prend entre 1h et 2h tous les jours.


Dès le 14 Juillet cette année, moment où l'affluence devient plus dense en zone touristique, j'ai dû me rendre à l'évidence : mes objectifs de l'été, ça allait être hyper tendu! Et en plus, message du corps bonjour : je me suis cassée le petit orteil ... cassé cassé, rien à faire, vive les sandales ouvertes, adieu baskets.

J'aimerai dire que je me suis cassée l'orteil dans un moment glorieux : pendant une rando particulièrement belle, pendant une session course à pied où je me suis dépassée, ou lors de ma reprise de l'escalade. Non ... C'est le classique angle de mur ... Dans mon cas en allant aux toilettes, tout ce qu'il y a de plus banal.


C'était donc le glas de mes activités : plus de piscine, plus de rando et encore moins d'escalade ou autre folies sportives.

J'ai dû acheter des sandales à scratch (les modèles 90's trop cool !) et faire des baladounettes - concepts de balades digestives sur terrain plat, sans caillou sous les pieds et de max 20 minutes... aussi connu sous le nom de balade de papi et mamie.


Pendant ce temps, j'ai continué à travailler (heureusement je travaille pieds nus) et j'ai réfléchi à ce concept de se mettre des objectifs.


Avoir des projets, des objectifs, c'est trop cool, ça porte, ça donne des perspectives, ça nourrit aussi (au sens propre comme au figuré parfois).

Dans mon cas, j'ai réalisé que mes objectifs de l'été, en plus de mon travail, étaient trop nombreux et souvent trop demandeurs : lire tous les soirs, aller courir 2 fois par semaine, pareil pour la piscine, avec une grosse rando ou activité montagne, le jour de congés ...

En vrai, je me repose quand ? Je prends le temps de souffler à quel moment ? Ben j'y avais pas réfléchi !


J'ai pu recommencer à faire des choses vers les 25 août, moment où j'ai pu enfiler des baskets sans couiner. Et j'ai réalisé un truc : le trop c'est l'ennemi du bien. Mon corps m'a mis un stop d'entrée de game. En gros il m'a dit "eh oh, t'enflamme pas et reste tranquille !"

Depuis ce moment, j'ai couru un peu, j'ai nagé une fois. J'ai aussi dû me pencher sur mon boulot administratif de la rentrée, mise en place des nouveaux projets, écrire dans ce blog, toussa toussa. Mais je me suis un peu foutue la paix sur la fréquence de mes activités. Je me suis demandée pourquoi je voulais absolument faire 4 séances de sport par semaine minimum en plus du reste. La réponse se situe entre "je veux me défouler et j'aime ça" et "il faut faire du sport pour la santé/le poids/le mental/parce que...".

J'ai aussi fait des arrangements dans mon jardin, vider des bouts de cave, fait des trajets à la déchetterie. J'ai pas mal lu et j'ai fait attention à aller au lit de bonne heure.

Je ne suis pas restée "sans rien faire, à ma mesure et avec mes moyens j'ai pris soin de moi.


J'ai accepté que mon rythme change, s'adapte à ma vie et pas l'inverse. Je peux avoir une hygiène de vie parfaite, dormir à 23h max, si je travaille de 10h à 21h, ça reste des grosses journées. Et quand j'enchaîne ces grosses journées, c'est difficile pour moi de prendre, en plus, du temps pour faire plein d'autres activités.

Je n'ai pas parlé de la vie sociale : j'ai appris à A-DO-RER l'apéro sans alcool jusqu'à 21h max (le jour de congès)! Mon must : le café du dimanche matin ou le goûter du samedi .


Mon rythme de vie évolue encore en ce moment : il y a beaucoup moins de touristes en montagne en ce moment, je peux prendre le temps de faire d'autres choses. Pour autant, je dois garder à l'esprit que j'ai travaillé tout l'été à bon rythme et que si je suis fatiguée avec envie de dormir à 22h c'est ok.


Après tout ce laïus, vous avez compris où je veux en venir? Accepter que son rythme change, que la situation ne nous permette pas de faire tout ce que l'on avait prévu, c'est pas toujours facile. C'est ok de se foutre la paix et c'est ok de mettre du temps pour comprendre ça (dit la personne qui a dû se casser un orteil, patienter plusieurs semaines pour comprendre ça). Aujourd'hui, j'essaie de garder en tête que je peux avoir plein d'envies et de projets, c'est trop cool, ça me motive au quotidien ET, en parallèle, si je n'ai pas l'énergie de tout faire à l'instant T, c'est pas grave, ça ne veut pas dire que je baisse les bras, que je ne suis pas capable, toussa toussa.


Trouver son rythme et le garder, ça ne veut pas dire démarrer au quart de tour et vouloir garder une cadence digne des rameurs dans les galères romaines (vous aussi vous visualisez les perso d'Astérix ?). Trouver son rythme, ça veut dire, accepter de ne pas avancer aussi vite qu'on voudrait, être très efficace un jour et ne plus avoir de jus le lendemain, devoir annuler une soirée pour dormir et ralentir le sport (marcher plutôt que courir) à certains moments. Trouver son rythme, c'est aussi se tromper et oublier ce que je viens juste de dire et s'en souvenir un peu plus tard.

Trouver son rythme, personnellement, c'est essayer au quotidien : faire les choses à faire (travailler par exemple), garder du temps pour soi (lire un article de ma revue le matin au café) et me foutre un peu la paix si je change mon programme parce que ça me fait du bien (profiter d'un moment partagé alors que j'avais prévu de ranger tout mon jardin).


J'ai conscience que je risque d'oublier tout ça parfois, me laisser prendre dans le flow de la vie quotidienne mais en ce moment, j'essaie d'ancrer ce truc de "trouver son propre rythme" pour rester focus, concentrée et sereine au maximum.


Et on va pas se cacher : je suis bientôt en (petites) vacances, c'est la magie des gens qui travaillent pendant que les autres sont en congés : chacun son tour! Et pour être honnête jusqu'au bout, j'ai passé une super saison de travail avec plein de belles rencontres, plein de gens que je connais déjà et qui reviennent régulièrement et que j'adore revoir et des baladounettes de compèt!


Et vous, ça vous évoque quoi cette question de rythme?



On se retrouve à Vallouise 05 :

env. 10 minutes de l'Argentière-la Bessée

env. 15 minutes de Puy saint Vincent

env. 25 minutes de Briançon et de Serre-Chevalier

env. 30 minutes de Guillestre

env. 40 minutes de Embrun


A Lyon :

à Saint Just dans le 5ème arrondissement


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